Alain Duhamel, l’anachronique

29/05/2010 10:29 par dlr14ème_62

  • Alain Duhamel, l’anachronique

    Alain Duhamel, l’anachronique

    29/05/2010 10:29 par dlr14ème_62

L’éditorialiste panique et se lance dans des comparaisons douteuses.
par David Desgouilles
Lors d’une émission radiophonique précédant le référendum sur Maastricht1, en 1992, je me rappelle d’un petit échange entre Philippe Séguin, l’invité, et Alain Duhamel qui faisait partie des journalistes qui l’interrogeaient. De mémoire, cela donnait peu ou prou ceci :
Séguin : Si je comprends bien, vous me qualifiez de ringard ?
Duhamel : Non, je ne dirais pas cela. Je dirais… anachronique.
Séguin : c’est pire.
Philippe Séguin savait lui ce qu’était le péché d’anachronisme. Regarder le passé avec les lunettes d’aujourd’hui lui faisait horreur et c’est à cette aune qu’il faut comprendre sa colère devant certains accès d’auto-flagellation et de repentance notamment les années 97-98 lorsqu’il était président du RPR.
Alain Duhamel qui aime passer pour un homme pondéré et qui le demeure le plus souvent, perd tout sang-froid lorsque la construction européenne sauce Jean Monnet est attaquée. Lorsqu’il qualifie quelqu’un de souverainiste, soyez sûr qu’il ne s’agit pas d’un compliment. Contrairement à BHL, il ne les avait jamais “pétainisés” ni “nazifiés”. Il préférait les classer dans la catégorie “doux rêveurs irresponsables”. Cela partait d’un bon sentiment même si on n’est pas convaincu qu’il s’agisse véritablement d’un mieux, se souvenant de la fameuse réplique de Pierre, dans le Père Noël est une ordure :“Je n’aime pas dire du mal, mais effectivement elle est gentille”.
Vendredi, pourtant, Alain Duhamel a basculé dans la méthode BHL. Lisez bien le script de son édito. Cela se passe dès le début :
Les souverainistes qui se situent à la droite de la droite, comme Nicolas Dupont-Aignan, ou à la gauche de la gauche, comme Jean-Luc Mélanchon, surfent, évidemment sur la crise de l’euro. Pour eux, c’est la divine surprise.
La divine surprise. Cela ne vous rappelle rien ? Il s’agit de la formule qu’employa Charles Maurras lors de la défaite de juin 1940. Alors que certains de ses fidèles n’acceptèrent point cette défaite et rejoignirent Londres, le chef de l’Action française eût cette phrase qui sonne encore aujourd’hui comme une satisfaction de voir le Maréchal Pétain aux affaires pour mettre en œuvre la révolution nationale2.
Duhamel est bien trop cultivé pour avoir fait référence à cette “divine surprise” par hasard. Il a bel et bien renvoyé Dupont-Aignan et Mélenchon à Maurras et à la révolution nationale de Philippe Pétain. C’est non seulement scandaleux pour ces deux personnalités républicaines et tous ceux qui le soutiennent mais c’est aussi faire preuve d’un anachronisme coupable.
Que Alain Duhamel se méfie de l’anachronisme. Car après tout, nous pourrions être tenté d’en user aussi. Par exemple, nous pourrions nous laisser aller à écrire que les personnages, qui saluent actuellement l’Allemagne de nous forcer à la rigueur et l’austérité pour notre bien et malgré nous, nous rappellent furieusement ce personnage du téléfilm “Au bon beurre”, adapté du roman de Jean Dutourd : la scène se passait sous l’occupation et le personnage en question disait la chose suivante à son interlocuteur :“L’Allemagne est une grande sœur pour la France ; quand la France fait une bêtise, la grande sœur lui tape sur les doigts pour la remettre dans le droit chemin”. Charmant, non ?
Mais non, nous ne nous laisserons pas aller, pour notre part à de telles comparaisons. Nous ne nous laisserons pas aller à l’outrance. Car ce manque de sang-froid, de la part d’Alain Duhamel, cache une panique bien réelle , malgré le reste de l’édito qui veut rassurer ceux qui craignent la fin de l’Euro. Qu’on se le dise, dans les états-majors du Parti de Gauche et de Debout la République : Duhamel ne vous considère plus comme du menu fretin mais bel et bien comme des adversaires. Et cela, finalement, c’est plutôt une bonne nouvelle.
 
  1. Je ne me souviens plus s’il s’agissait du Club de la Presse d’Europe 1 ou du Grand Jury RTL.
  2. Même si Maurice Weyembergh dans “Charles Maurras et la Revolution française“( Librairie Vrin, 1992, 116-117) donne une autre interprétation : Maurras aurait voulu remarquer là le fait que l’Etat ne s’était pas effondré. 116-117) donne une autre interprétation : Maurras aurait voulu remarquer là le fait que l’Etat ne s’était pas effondré.

NDA invité de RTL

28/05/2010 22:11 par dlr14ème_62

  • NDA invité de RTL

    NDA invité de RTL

    28/05/2010 22:11 par dlr14ème_62

NDA était l'invité de Christophe Hondelatte sur RTL.

Réforme territoriale : explication de vote

28/05/2010 22:08 par dlr14ème_62

  • Réforme territoriale : explication de vote

    Réforme territoriale : explication de vote

    28/05/2010 22:08 par dlr14ème_62

Débat parlementaire sur la réforme territoriale

Jeudi 27 mai 2010

Intervention de Nicolas DUPONT-AIGNAN

Depuis des années, on ne compte plus les colloques et les rapports qui concluent à l’urgence d’une réforme de notre organisation territoriale. On ne pouvait donc que se réjouir à priori de voir le gouvernement prendre à bras le corps le problème.
Car oui, nous le vivons tous comme parlementaire, parfois aussi comme élu local, si la décentralisation a pu ça et là déraper et décevoir, c’est par manque de lisibilité, de simplicité, de transparence et donc d’efficacité.
Pour redonner à la décentralisation sa raison d’être - car on administre mieux de près, sous le contrôle des populations concernées - nous attendions tous le fameux projet de loi.
Malheureusement, la déception est grande. A l’exception du fléchage des élus communautaires, je ne vois ni simplification, ni lisibilité, ni transparence, ni efficacité.
Où est la simplification quand on ajoute une nouvelle strate, la Métropole ? Une métropole qui est une vraie bombe à retardement pour les départements, car elle va les empêcher de jouer leur rôle de redistribution en faveur des territoires ruraux…
Où est la lisibilité quand, justement, on s’attaque - et c’est toute la philosophie d’Edouard Balladur qui a inspiré cette réforme - aux collectivités les plus appréciées des Français, la commune et le département ?
Pourquoi détruire ce qui marche, au tandem commune / département qui structure notre vie locale, qui est le rempart des populations délaissées par les services publics et par l’Etat.
Pourquoi d’ailleurs avez-vous confié à ce tandem la gestion des nouvelles prestations sociales, s’il est si dépassé que cela ?
Il est vital à ce titre que le nombre de Conseillers territoriaux soit suffisant dans les départements les moins peuplés pour maintenir une représentation des territoires ruraux. C’est pourquoi, il faudrait passer à 20 au lieu de 15 comme minimum.
Mais les départements vont bien sûr perdre en efficacité car vous les privez de leur charge de compétence générale et de leur liberté fiscale minimum. Ce faisant, ils deviendront des Etablissements Publics spécialisés, sans aucune marge de manœuvre. Des guichets administratifs. Comme l’a souligné notre collègue Souchet, un jour vous vous demanderez pourquoi les territoires qui sont la richesse touristique, culturelle, agricole de notre pays, dépérissent, et il faudra reconstruire tout ce que vous êtes en train de défaire. Quel gâchis !
L’arrière-pensée concernant le département s’applique aussi au traitement que vous réservez à la commune. Je suis Président d’une agglomération et je sais d’expérience que pour qu’un regroupement fonctionne, il ne doit pas être subi ni déséquilibré. En confiant au Préfet le soin d’imposer l’intercommunalité, vous allez créer plus de problèmes que vous n’en résoudrez !
De même, en exigeant 50% de financement par les communes des projets subventionnés par le Département et la Région, vous allez rendre impossibles des projets vitaux et de qualité. Beaucoup s’inquiètent du dépérissement de l’engagement électif et civique. Mais, c’est justement cette bureaucratisation, cette complexification, cet embrigadement qui vont encore plus décourager les vocations. Je ne crois pas que la fausse bonne idée des Conseillers territoriaux va résoudre cette désaffection, tout au contraire.
La liberté communale est indissociable de notre histoire. Faute de le comprendre, vous allez prendre en boomerang le désarroi de nos campagnes. Et pourtant, il y aurait tant à faire…
La péréquation financière est l’urgence absolue, surtout en période de vaches maigres. Vous le savez, aujourd’hui la péréquation ne corrige que la moitié des inégalités. Il faut d’urgence augmenter les dotations pour enfin réduire des inégalités entre collectivités qui se creusent dangereusement.
L’allègement des normes est aussi urgent.
La spécialisation des impôts locaux, le statut de l’élu, les droits de l’opposition, autant de moyens de réinsuffler de la vie démocratique qui font aujourd’hui défaut et que la réforme ne prévoit pas.
Pour conclure, il n’est jamais sain de légiférer à partir d’idées-reçues, censées plaire à l’opinion mais qui ne correspondent pas à la réalité, ni à partir d’arrière-pensées politiciennes.
Je crains que les bonnes intentions de départ, la promesse de moderniser, n’aient été fortement abimées par les uns et les autres.
Au moment où notre pays traverse une crise profonde, c’est un grand tort de déstabiliser ce qui marche, ce qui rassure, ce qui panse les plaies, et ce n’est pas parce que certains (très minoritaires) ont mal géré leur collectivité, qu’il faut déresponsabiliser les autres.
En conséquence, je voterai contre ce texte.

Hommage à Georges Chétochine

28/05/2010 22:04 par dlr14ème_62

  • Hommage à Georges Chétochine

    Hommage à Georges Chétochine

    28/05/2010 22:04 par dlr14ème_62

Cela peut paraître un lieu commun que de l’écrire mais il est des hommes d’exception qui, lorsqu’ils disparaissent, laissent un vide immense. Georges Chétochine était de ceux là.
Je me souviendrai longtemps de sa voix exceptionnelle, de son intelligence, de sa générosité, de sa droiture, de son esprit, de sa liberté de pensée.
Nous n’étions pas fait pour nous rencontrer ; lui, l’homme du marketing, moi, très sceptique a priori sur « la communication », mais nous avons travaillé de nombreuses années ensemble et il est devenu pour moi un proche parmi les proches.
Il était parfois déçu que je ne suive pas tous ses conseils mais notre amitié n’était pas seulement professionnelle et reposait avant tout sur cette « certaine idée de la France » que nous partagions.
Je n’ai pas connu Romain Gary, mais ses livres me font penser à Georges tant ce dernier représentait la France que j’aime tant. Romain Gary disait : « je n’aime pas la France, j’aime la France libre ». Georges Chétochine était la quintessence de cette France qui ne baisse pas les bras, qui ne se couche jamais, de cette France de l’effort, de cette France à la fois fière et généreuse.
Il n’aimait pas les conformistes, les courtisans, il détestait les politiciens. Il voulait le meilleur pour son pays. Il enrageait, il tempêtait de voir notre Nation s’enfoncer dans la médiocrité. Il était au carrefour de plusieurs mondes. C’était un grand communicant car il avait le sens de l’histoire et des hommes.
Il fait désormais partie pour toujours de cette longue chaîne humaine qui fait la France et qui la rend immortelle.
Georges nous a quittés. Salut l’artiste !
NDA


La fête des voisins 3

28/05/2010 21:57 par dlr14ème_62

  • La fête des voisins 3

    La fête des voisins 3

    28/05/2010 21:57 par dlr14ème_62

Dans la zone sud, au quartier Darcy

La fête des voisins 2

28/05/2010 21:53 par dlr14ème_62

  • La fête des voisins 2

    La fête des voisins 2

    28/05/2010 21:53 par dlr14ème_62

Au secteur Nord/Ouest dans le quartier Kennedy.

La fête des voisins

28/05/2010 21:46 par dlr14ème_62

  • La fête des voisins

    La fête des voisins

    28/05/2010 21:46 par dlr14ème_62

Notre représentant local s'est rendu ce jour à la fête des voisins organisés dans les quartiers Sud et Nord - Ouest. Il a eu droit à un sympathique accueil de la part des habitants présents lors de ces manifestations festives. Des échanges nombreux dans une ambiance joyeuse et détendue qui laisseront de merveilleux souvenirs.

Le comité local héninois

Ce vendredi dans la circonscription 3

28/05/2010 21:40 par dlr14ème_62

  • Ce vendredi dans la circonscription 3

    Ce vendredi dans la circonscription 3

    28/05/2010 21:40 par dlr14ème_62

Développement durable et ferme pédagogique.

 

Ce vendredi dans la circonscription 2

28/05/2010 21:36 par dlr14ème_62

  • Ce vendredi dans la circonscription 2

    Ce vendredi dans la circonscription 2

    28/05/2010 21:36 par dlr14ème_62

Hommage aux courrièrois tués le 28/5/1940.

Ce vendredi dans la circonscription

28/05/2010 21:30 par dlr14ème_62

  • Ce vendredi dans la circonscription

    Ce vendredi dans la circonscription

    28/05/2010 21:30 par dlr14ème_62

Ce vendredi dans la circonscription 

 

Notre délégué de circonscription et nos représentants ce sont rendus à Courrières pour honorer la mémoire des courrièrois tués le 28 mai 1940  lors de l’invasion des armées allemandes.  Ils se sont ensuite transportés à la manifestation concernant le développement durable avec la participation de la ferme pédagogique. 

 

Le comité de circonscription